Pourquoi vous devriez arrêter de gérer votre temps

Pourquoi vous devriez arrêter de gérer votre temps

Depuis la nuit des temps, les peuples de tous les continents, se sont reliés à quelque chose de plus grand dont ils font partie, mais plus que ça, qu’ils portent en eux. Nous ne faisons pas juste partie de l’univers et de la nature : nous sommes cet univers, nous sommes la nature, nous la portons en nous, dans nos cellules. Influencées par des rythmes et des mouvements : celui des saisons, de nos cycles menstruels, des lunes et des planètes. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les activités étaient planifiées sur la guidance de ces rythmes et de ces mouvements. Aujourd’hui, le calendrier grégorien nous amène à perdre le fil de cette reliance : nous ne sommes pas programmées énergétiquement ni alignées physiologiquement pour répondre à ce calendrier.

La façon dont nous organisons notre temps (mois, semaines, journées ) est désalignée de ce que nos corps vivent, ce qui entraîne un stress physiologique qui influence notre état physique, mental et émotionnel. De plus, cela impacte notre efficacité et nos résultats.

Une course contre la montre

Le fait d’aborder le temps comme quelque chose de linéaire et de le découper en morceaux, qui auraient tous la même consistance, la même saveur et le même apport énergétique comme les parts d’un plat n’a pas de sens.

Une telle conception du temps soutient cette vision de l’action continue, qui voudrait que nous soyons tout le temps dans la même disposition et efficacité à agir. Peut-on exiger d’une fleur qu’elle pousse en hiver ?

Le temps n’est pas linéaire. Il est cyclique. Comme nous le sommes, nous aussi. Et dans ces cycles, il y a un temps pour tout.

  • Un temps latent d’intériorité pour créer,
  • un temps d’émergence pour mettre en action notre projet,
  • un temps pour le déployer, puis
  • un temps de repos pour intégrer et évaluer.

Ce cycle est universel ; il rythme et régit tout : les saisons, les étoiles, chaque journée, l’enfantement, … Tout répond à ce cycle en 4 rythmes.

L’illusion du contrôle et du temps

Une des grandes forces de la maternité, c’est de réaliser cela. De l’éprouver concrètement. Parce que lorsque nous sommes enceintes, la nature fait son oeuvre : le foetus se développe suivant des phases précises et sans que nous ayons besoin d’y penser ou d’agir pour que cela arrive. Qu’une fois notre enfant au monde, nous ne pouvons pas forcer les choses : notre enfant se développe à son propre rythme.

L’une des grands défis de ma vie de mère, c’est d’apprendre le lâcher prise. D’arrêter de vouloir que les choses soient comme je voudrais qu’elles soient. Parce qu’au final, je me créais beaucoup de frustrations et je passais à côté de beaucoup de moments. Je me suis alors demandé comment embrasser la réalité, telle qu’elle est, d’une façon qui soit plus soutenante, qui me permette de fonctionner et d’apprécier davantage mon présent. De garder une vitalité, nécessaire, dans cette vie où les jours, les heures, les semaines, la nuit, le jour, n’étaient plus des repères ni des gages de régularité. 

Il en va de même pour tout projet. On ne peut pas forcer les choses. Votre projet, qu’il soit professionnel ou personnel, a son propre rythme. Comme un enfant. Comme toute création. Et vous aussi, vous avez vos propres rythmes. 

Gérer son énergie

Ce n’est jamais une question de temps, mais d’énergie. C’est la clé. Lorsque nous apprenons à nous relier à notre énergie, à connaître nos phases (dans une journée, dans une semaine, dans un mois) : celles où nous sommes portées pour être dans l’action et celles où nous avons besoin de ralentir, de nous déposer et d’intégrer, nous ne sommes plus dans une course effrénée qui nous draine, mais dans un flow plus nourrissant. Le temps investi d’une énergie alignée avec soi-même n’est jamais du temps perdu.

Lorsque je me pousse à vouloir absolument faire quelque chose alors que je me sens trop fatiguée ou que je n’arrive pas à focusser, non seulement je me fais violence, mais je vais me draîner et les résultats ne seront pas optimaux, non plus. Si souvent par le passé, je me suis vue m’obstiner à faire quelque chose qui m’aurait pris une heure et que j’aurais effectué avec plus de joie et de qualité à un autre moment. Et là, cela m’avait pris trois fois plus de temps et, au final, le résultat n’était pas si satisfaisant et, en plus, cela m’avait drainée, physiquement et émotionnellement.

Parce que quand nous sommes dans la bonne disposition physique, mentale et émotionnelle, dans l’énergie propice pour faire ce que nous avons à faire :

  • Nous sommes plus efficaces
  • Nous sommes plus inspirées et plus joyeuses
  • Nous nous sentons régénérées

Cela ne change pas nos responsabilités ni la liste d’actions que nous avons besoin de poser. Mais, cela change drastiquement notre état et nos résultats.

Nous ne pouvons pas contrôler le temps. Mais, nous pouvons maîtriser notre énergie et être portées par nos rythmes. Et c’est cela qui donnera la valeur de notre temps : de nos journées, de nos semaines, de nos mois. Et la possibilité de nous relier à une force immense qui est déjà là, en chacune de nous. Prête à nous soutenir et à porter nos actions avec puissance. Mais, sans violence. 

En tant que femmes, ces cycles nous rythment encore plus profondément et nous influencent concrètement. Que nous en ayons conscience ou non. Il n’y a aucune pertinence à fonctionner sur un système mis en place (le calendrier grégorien), il y longtemps par des empereurs et des papes pour arriver à leurs fins, et qui contribue aujourd’hui à cette pression de faire. toujours. encore. maintenant. demain. plus. plus vite.