Je travaille avec les mères depuis plus de 10 ans. Chaque semaine, j’entends des dizaines d’histoires (que ce soit dans le cadre de mon travail, au sein de mes relations personnelles ou simplement au café) de femmes créatives, motivées, instruites, vouées à prendre soin de leur santé et qui aiment leur/s enfant/s profondément. Ce sont des mères conscientes, qui ont particulièrement à coeur la qualité de leurs relations et qui sont prêtes à faire d’énormes sacrifices pour assurer le bien-être de leur famille.

 

Pourtant, malgré toutes leurs bonnes intentions et leurs efforts acharnés, le degré de frustration que ressentent ces femmes est stupéfiant ! Bien que leurs conditions de vie et leur personnalité soient très diverses et variées, la frustration est, indéniablement, l’un des fils les plus apparents et les plus épais qui relient le grand tissu de leur récit collectif qui constitue aussi, à mon sens, un échantillon absolument représentatif d’un récit plus grand, commun à la plupart des mères dans notre culture.

 

Et j’ose ici affirmer que quelles que soient nos multiples différences, la frustration est le socle commun des mères aujourd’hui. Soyons honnêtes : mis à part l’amour que nous éprouvons pour nos enfants, le sentiment le plus récurrent que nous éprouvons n’est-il pas la frustration ?

 

S’il s’agissait d’une simple insatisfaction, cela ne m’interpellerait pas autant. Parce que oui, la maternité comporte son lot de frustrations naturelles, inhérentes au fait qu’élever un enfant c’est aussi gérer le chaos.

 

Mais, ce que nous éprouvons n’est pas de simples frustrations inhérentes à cette réalité. En général, nous sommes aussi incroyablement stressées, plombées par le doute, le manque de confiance en soi et remplies d’anxiété. Quel que soit notre profil démographique, la majorité d’entre nous avons honte ce cette vie désordonnée qu’est la nôtre et de notre incapacité à « tenir la barre » ; nous nous sentons isolées, pas sures de à qui vous pouvons faire confiance, et traversées par la culpabilité de ne peut-être pas donner à nos enfants tout ce dont ils ont besoin.

 

L’ironie, c’est que nous sommes plus conscientes, plus informées que toutes les générations qui nous ont précédées et que nous avons à notre disposition plus de ressources que jamais. Et pourtant, nous avons cette constante impression que nous ne sommes pas assez – et n’en faisons pas assez, nous sommes épuisées, démoralisées et insatisfaites régulièrement.

 

J’entends quasiment quotidiennement les questions suivantes :

 

  • Que dois-je faire/apprendre/acheter/faire de plus pour me sentir moins stressée et moins frustrée ?
  • Qu’est-ce que je fais de travers ?

 

Et ce qui me brise le plus le coeur :

 

  • C’est quoi mon problème ?

 

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

 

Cette question-là, m’attriste profondément. Elle m’enrage aussi ! De mon point de vue, une mère qui se demande : « qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? », alors qu’elle est débordée, qu’elle donne le meilleur d’elle-même et travaille dur, s’apparente à la façon de penser confuse et distorsionnée d’une personne qui a subi un abus et qui cherche à se punir. Cette façon de voir les choses, de penser que c’est moi qui ne tourne pas rond, est l’expression criante du lavage du cerveau induit par notre culture. Et c’est une source d’extrême violence et de mauvais traitement envers soi-même.

 

« Qu’est-ce qui ne va pas chez MOI ? » est tout simplement la mauvaise question.

 

C’est une question qui nous maintient prisonnière d’une conversation réductrice et erronée.

 

La vraie et juste question que nous devrions nous poser (à nous-mêmes et ensemble) serait plutôt :

 

Quelles sont les circonstances qui contribuent à cette épidémie de mères frustrées, submergées, anxieuses, qui manquent de confiance en elles ?

 

Ou formulé plus simplement :

 

Pourquoi, dans notre société moderne, la maternité est-elle vécue avec une telle frustration ?

 

J’ai alors décidé de commencer à faire une liste de tous les facteurs qui contribuent à ce phénomène. Des éléments que j’ai observés, dans mon travail, mes relations ainsi que dans ma propre maternité. 

 

L’intention de ma démarche est triple :

 

  1. Initier une conversation digne des mères extraordinaires que nous sommes et de nos préoccupations très légitimes et trop souvent minimisées.
  2. Avoir une ressource à partager aux mères que je rencontre qui se sentent en échec.
  3. Rejoindre plus de mères avec le message suivant :

 

La frustration, le stress, l’anxiété, le doute et le surmenage que tu ressens ne sont pas le reflet de ton incompétence.

 

Ils sont la manifestation d’une culture patriarcale et confuse qui n’a pas encore compris à quel point la santé et le bien-être des mères est le pilier de l’épanouissement de chacun et chacune d’entre nous. 

 

Clairement, nous n’allons pas régler le problème en un claquement de doigt. Cela étant dit, je suis convaincue que le pouvoir de changement réside en chacune d’entre nous et que nous pouvons initier une réelle et profonde évolution de notre société, par nos prises de conscience et les choix que nous faisons. Et cela commence par supprimer la question « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » du discours dans lequel nous nous enfermons nous-mêmes et qui nous maintient confuses, isolées et coupées de notre pouvoir.

 

Pourquoi la maternité est-elle aussi frustrante de nos jours ?

 

(Premiers éléments d’une liste de référence)

 

Les critères et les attentes vis-à-vis du rôle parental ont augmenté, alors que le soutien a diminué. Il y a seulement une génération ou deux, humilier, menacer, taper les enfants, leur faire peur pour qu’ils « se tiennent bien » étaient parfaitement acceptables. Heureusement, nous avons parcouru un bon bout de chemin vers des pratiques parentales plus saines, aimantes et bienveillantes. MAIS, simultanément, notre culture s’est de plus en plus éloignée d’un modèle collaboratif et collectif pour élever les enfants (les grands-parents, les voisins, les cousins, etc), ce qui implique que la pression pour répondre à ces critères repose désormais souvent exclusivement sur le parent principal (de qui l’on attend en plus de porter de multiples chapeaux). Les mères sont celles qui ressentent le plus cette pression.

La maternité nous accapare entièrement et, pourtant, elle ne suffit pas à cultiver un sens du soi complet. La maternité engage fortement certaines parties de qui nous sommes, tout en ne laissant quasiment pas de place pour d’autres aspects qui sont tout aussi importants. À moins d’être consciente de la nécessité d’équilibrer nos besoins et notre vie au-delà de notre rôle de mère (et d’avoir la possibilité de trouver le temps et le soutien pour le faire), la complétude et l’épanouissement semblent plutôt hors de portée.

Nous sommes bombardées d’images irréalistes sur ce à quoi être une mère et une femme est supposé ressembler et nous faire ressentir. Le marketing et les images « personnelles » partagées sont omniprésentes et perturbent l’image que nous avons de nous-mêmes bien plus que nous ne le croyons. 

Les années 1950, c’était hier. Bien que les choses évoluent très rapidement, nous jouons encore notre rôle de parents dans la foulée de plusieurs générations qui se succédées et attendaient que les mères remplissent certaines focntions et accomplissent certaines tâches, et les pères certaines autres. Et même si nous considérons ces attentes comme désuettes, la plupart d’entre nous n’avons pas eu de modèles,  lorsque nous avons grandi, qui incarnaient ce que nous voulons aujourd’hui. Ce qui fait que nous devons élaborer nous-mêmes des versions plus équitables et plus saines de la famille et de notre relation à nous-mêmes.  

Nous avons de plus en plus de pression. De nos jours, en plus d’être une femme au foyer, on attend de nous, en même temps, de faire carrière, d’être un parent exceptionnel, de garder la ligne, de s’adonner à des pratiques de bien-être (yoga, méditation,..), et d’être conscientes de tellement de choses à propose desquelles nos mères ne se posaient même pas de question : l’alimentation, les options d’écoles, les choix éducatifs, la sécurité sur internet, les nouvelles technologies et le bon développement de nos enfants, pour n’en nommer que quelques unes. Jamais auparavant n’avons nous eu autant d’exigences envers les mères (et envers nous-mêmes). 

Nous avons été élevées avec des messages malsains et néfastes sur l’indépendance. Notre culture célèbre et récompense l’indépendance, ce qui a amené la plupart d’entre nous à croire que demander de l’aide était une marque de faiblesse. 

Nous avons plus de connaissances et nous éprouvons le besoin d’en faire plus avec ces connaissances. Bien que l’ère de l’information ait clairement permis des progrés considérables, nous sommes aussi submergées par une telle quantité d’informations qu’il nous est impossible de trouver un sens là-dedans et d’en faire bon usage. 

Nous n’avons pas de village ou de tribu pour nous soutenir, ce qui fait que nous endossons tout toute seule ou que nous tentons de créer une tribu dans cette période de notre vie où nous avons le moins de temps et d’énergie pour le faire.  Cela est complètement contre nature pour les mères et pour leurs enfants de vivre au quotidien sans d’autres mères et enfants. Nous sommes faits pour partager nos joies, nos peines, nos tâches et nos célébrations. Nous sommes, par essence, des êtres de connexion.

Les soins postnataux sont absolument insuffisants et inadéquats dans notre culture, et cela se traduit par le sentiment d’être un échec, dès le départ.  Cette période de vulnérabilité, de tendresse, de bouleversement, sacrée et souvent terrifiante dans la vie d’une mère est un temps pendant lequel elle a le plus besoin de sa tribu. En l’absence de village, et avec des congés de maternité et de paternité si courts dans la plupart des environnements professionnels, beaucoup de femmes commencent leur aventure en tant que mères en mode survie, qui bien trop souvent devient leur mode de fontionnement à partir de ce moment-là. 

Notre énergie est déjà limitée. Le manque de sommeil, le chaos fréquent, les rares pauses, et la charge mentale aggravent les circonstances déjà frustrantes. 

Grand-maman n’habite pas la porte à côté. Les tantes, les frères et soeurs ou les cousins, qui étaient autrefois là pour nous aider et partager « la charge », non plus. Et même si nous vivons proches de notre famille élargie, nos valeurs et pratiques parentales sont souvent en désaccord. Sans une interdépendance nécessaire à la survie, ces différences de valeurs sont souvent suffisantes pour nous empêcher de nous investir dans ces relations. Que cela soit plus sains ou pas pour nous, cela diminue notre sentiment d’être bien soutenue.  

Nous avons peu d’interactions avec nos aînés. Bien qu’ils aient autant besoin de nous que nous, d’eux, nous sommes plus déconnectés, intergénérationnellement, que jamais auparavant. 

La culture de l’automobile est  particulièrement difficile pour les enfants et, par conséquent, pour les mères aussi. Je crois que cela n’est pas utile que je décrive cela : attacher jour après jour un enfant, qui bien naturellement s’agite et résiste, dans un siège auto est extrêmement drainant et, pour beacoup d’entre nous, inévitable. 

Nous sommes biologiquement enclines à nous inquiéter. Notre cerveau est programmé pour pour se préoccuper et prendre soin des besoins des personnes qui nous entourent. Mais, étant donné toute cette pression additionnelle pour remplir un grand nombre de rôles, nous sommes souvent épuisées autant émotionnellement à nous préoccuper des besoins des autres, que physiquement à prendre soin.

C’est nous contre le marché soutenu par des millions. C’est nous qui sommes dans les tranchées, à observer les effets de la surstimulation publicitaire et de la surconsommation, de la dépendance aux écrans et au sucre, etc. sur nos enfants. Et dans un combat de David contre Goliath face à des compagnies et à de tendances sociales (résultant du marketing de masse) qui sont de loin bien plus imposants et riches que nous. Et par conséquent, notre volonté de protéger nos enfants apparaît souvent comme un combat perdu d’avance.

Les emplois à temps partiel qui offrent des avantages sociaux sont rarissimes. Trouver un travail à temps plein qui offre une couverture santé abordable pour toute la famille est déjà un défi en soi. Mais un travail à temps partiel qui offre cela – ce qui est ce dont les mères ont le plus besoin pour trouver un équilibre épanouissant, sont quasiment impossibles à trouver. Le stress émanant de l’obligation de choisir entre renoncer à cette assurance et mettre son bébé ou son jeune enfant à la garderie à temps plein est immense et très courant. 

Nous sommes accoutumées au mode survie. J’ai une théorie, basée sur mes observations, mes recherches ainsi que sur mon expérience personnelle : les mères sont si habituées à être en mode survie – physiologiquement, qu’elles sont dans cette spirale et, inconsciemment, restent enfermées dedans même quand la possibilté de s’épanouir devient possible. Sortir de ce cercle vicieux pour se rebrancher sur le mode vie demande conscience, présence, patience, soin et soutien, mais c’est possible. 

Les besoins des mères ne sont pas souvent honorés dans l’environnement professionnel. Bien que des exceptions existent, la majorité des mères sont forcées de se comporter comme si elles n’avaient pas d’enfant pour ne pas risquer de perdre leur emploi. Une source de stress permanente et nous laisse aussi avec la sensation amère que nous ne sommes pas gagnantes. 

Le rôle des pères évolue, lui aussi. Heureusement, de plus en plus de pères jouent un rôle acrif dans l’éducation des enfants et les tâches ménagères. Toutefois, les femmes et les hommes ayant des focntionnements différents, cela nous amène à investir de toutes nouvelles voies et nous n’avons pas beaucou de soutien pour créer ces nouveaux chemins. Du coup, beaucoup de couples et de familles sont sous pression.

Nos âmes dépérissent. Nous avons plus de biens matériels, mais moins de ce que notre âme a le plus besoin : la paix intérieure, des relations nourrissantes, le calme, l’accès facile à la nature, une activité professionelle inspirante et nourrissante et l’harmonie au sein de notre foyer. Nous attendons de notre partenaire qu’il nous donne ce que notre communauté est censée nous offrir. Nous sommes supposées étendre notre besoin de connection et de soutien à plusieurs personnes, mais c’est plus facile à dire qu’à faire face à l’inexistence d’une communauté locale dynamique.

Nos besoins sont rarement pris en compte. Les besoins des mères sont souvent les derniers de la liste, même par nous-mêmes, les mères. La plupart d’entre nous avons été modelées avec la légende selon laquelle une bonne mère est une mère qui se sacrifie, et ce par nos propres mères, ce qui fait que c’est encore plus difficile de s’en libérer. 

Nous essayons si fort de compenser pour tant de vides. Par exemple, nous voulons vivre une vie saine, inspirante et proche de la nature avec nos enfants, mais nous ne pouvons plus les laisser simplement jouer dans les bois et les envoyer ches le fermier en bas de la route. Nous sommes amenées à re-créer pour eux la possibilité de vivre, alors que notre voisinage est de plus en plus « fermé» et que nos enfants sont davantage habitués à jouer à l’intérieur. 

Nous croulons sous nos biens matériels. La culture de la consommation a fait émerger un mode de vie où nous passons notre temps à acheter, à organiser, à se sentir submergée, à éliminer, puis à consommer à nouveau. Ce cycle peut peut-être nous procurer un sentiment de satisfation, somme toute illusoire, parce qu’il ne nourrit pas les aspirations de notre âme. 

Nous manquons cruellement de connections profondes. Nous tentons d’établir des liens avec les autres par des voies qui nous sont facilement accessibles, mais qui sont pour la plupart superficielles et, telles les connections virtuelles, sont inadéquates et insuffisantes. Nous avons soif de connections plus proofndes, plus authetiques et plus nourrissantes pour notre âme. Mais, là encore, elles sont dures à trouver et nous sommes trop occupées pour les créer nous-mêmes. 

On nous a appris que nous sommes censées « rebondir » aprés avoir eu un bébé, ce qui est un manque de respect et un déshonneur pour la transformation incroyable qui s’opère lorsque nous devenons maman. 

Les cérémonies et les rituels sont rares. En général, nous n’honorons plus le pouvoir et la beauté de la maternité correctement. Les rituels de ménarche (les premières menstruations), (first menstruation), les blessingways, les cercles de nouvelles lune, etc., regagnent une certaine popularité dans les communautés plus ouvertes d’esprit, mais ils sont loin d’être courants. 

Nous nous sentons rarement en réussite, d’après les critères conventionnels de notre sociétéLes termes dans lesquels notre culture définit le succès sont en conflit avec ce qui est possible et ce que désire un grand nombre de mères. 

Nous vivons dans une culture qui évite les inconforts et la souffrance. Comme un si grand nombre d’entre nous avons appris à anesthésier, minimiser ou nier les émotions inconfortables au lieu de les considérer comme des parties naturelles et saines de notre humanité, nous avons tendance à croire que nous sommes faibles lorsque nous ressentons les nombreuses émotions intenses que la maternité  sucite en nous. Nous avons simplement besoin de plus d’espaces au sein desquels nous pouvons être respctées et honorées lorsque nous ressetons les émptions qui nous traversent.

Nous sommes déconnectées des récits, des mythes et des traditions dédiées aux femmes. En tant que culture, nous sommes presque totalement dépourvues de traditions orales, de cercles de contes et de chants, et de mythes qui honorent les épopées de femmes, dont la fonction est de nous aider à donner un sens à notre vie, à notre cheminement et à nos difficultés.  (En passant, avez-vous remarqué dans les contes « classiques » pour enfants comme la figure de la mère est quasi-inexistante : elle meurt au début de l’histoire ; comme les femmes puissantes, les sorcières, souvent incarnées par des belles-mères ou les femmes plus âgées sont laides et méchantes ; et comme la princesse est toujours belle, douce, docile et a besoin d’être sauvée… par un prince charmant). Un grand nombre de textes sacrés anciens et de traditions qui honoraient et vénéraient les femmes ont été perdus alors que la plupart des traditons autochtones et païennes ont été détruites de manière systématique. Ce qui veut dire que la plupart d’entres nous ne savons même pas ce que nous ne connaissons pas. 

Notre culture nous amène à résister au vieillissement. Nous sommes conditionnées à penser que pour être belles, désirables et puissantes, nous devons être jeunes et sexy (selon des standards inatteignables et photoshopés). Ajoutez à cela que nos aînés ne sont plus respectés ni honorés avec le plus grand des respects, pas étonnant que nous ayons peur de viellir. Mais en refusant le processus de vieillissement, nous résistons du même coup au chemin de sagesse et d’accomplissement qui nous attend.  Nous devons être prêtes à laisser aller nos corps et esprits de jeune fille pour incarner pleinement la mère, la femme sage ET sauvage et, ultimement, la grand-mère. Notre culture a grand besoin des fruits de cette progression naturelle. 

 

Bien évidemment, nous sommes toutes humaines, ce qui signifie qu’aucune d’entre nous n’est parfaite. Nous sommes toutes mères, imparfaitement, en permanence. Mais cela ne veut pas dire que nous avons un problème. Comme l’a dit Tara Brach : « L’imperfection n’est pas un problème personnel— cela fait naturellement partie de l’existence.  Nous nous retrouvons toutes prises avec des désirs et des peurs, nous agissons toutes inconsciemment, nous tombons toutes malades et nous dégradons. Toutefois, lorsque nous nous détendons à propos de l’imperfection, on ne perd plus les moments de notre vie à chercher à être différente ni dans la crainte de ” qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? ” »

 

Naturellement, nous voulons toutes que ce sentiment de frustration dans nos vies perde de son intensité, mais je pense que cela est essentiel de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. La frustration, comme toutes les émotions « difficiles » que nous ressentons de manière récurrente sont là pour nous enseigner quelque chose. Lorsque nous masquons ces émotions ou essayons de les réprimer par des solutions rapides, et sans avoir en premier lieu reconnu la prise de conscience et la clarté qu’elles nous offrent en cadeau, nous passons à côté de merveilleuses occasions de croissance et de guérison.

 

Certes, les points décrits ci-dessus dans cette article font partie de notre réalité. Mais, nous avons la possibilté de choisir d’y répondre en étant davantage dans notre pouvoir.

 

Notre vie quotidienne a plus de sens et de perspective quand nous commençons à voir nos frustrations comme des lanternes le long de notre cheminement. 

 

Vous avez des points à ajouter à cette liste ? S’il vous plaît, ajoutez votre voix et votre perspective en publiant un commmentaire ci-dessous. Ma seule demande envers vous, si vous vous sentez inspirée pour rejoindre la conversation, est que vous le fassiez dans un esprit de contribution plutôt que de victimisation. L’intention de cette conversation est de faire la lumière collectivement, et non de blâmer ou de juger. Merci.

 

Nous méritons une conversation plus large, plus profonde et plus élevante, chères mères. Une conversation initée par nous, pour nous, et au service de toutes. 

 

En chemin avec vous, de tout coeur,

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